Témoignages et récits de vie: quelle place dans votre bibliothèque?

Tel était le thème de la dernière table ronde des bibliothèques de lecture publique fribourgeoises. En effet, ces documents s’avèrent bien souvent difficiles à classer de par leur caractère hybride, entre une écriture souvent littéraire et un lien avec une thématique spécifique.

Il s’est révélé que chaque bibliothèque a sa propre façon de procéder pour permettre à ses lecteurs de s’y retrouver. Cependant, il s’agit tout d’abord de se mettre d’accord sur la définition de la biographie (et de l’autobiographie), sur celle du récit de vie à connotation littéraire, tout en tenant compte éventuellement d’un lien très fort avec une thématique spécifique (comme par exemple le cancer)… Et les choses se compliquent encore lorsqu’un même auteur touche à plusieurs genres et qu’il s’agit de tenter de regrouper ses œuvres.

Lors des discussions, nous nous sommes vite rendu compte qu’en fonction de la sensibilité de la bibliothécaire qui le traite, un document peut se retrouver dans des endroits très différents de la même bibliothèque:

  • 929 (CDU): biographies et autobiographies. Une telle solution permet de regrouper tous les récits de vie, histoires vécues et témoignages au même endroit. Afin de faciliter le repérage, les 4 premières lettres du personnage concerné par le document sont ajoutées en-dessous de la cote. Cela permettra aux lecteurs friand de ce type de lecture de se diriger directement vers son rayon de prédilection. Cependant, les lecteurs de fiction risquent alors de passer à côté de certains titres qui seraient tout de même susceptible des les intéresser. Autre inconvénient: les liens forts avec une thématique spécifique peuvent échapper à un lecteur qui n’effectuerait sa recherche que dans le rayon propre à cette thématique (exemple: témoignage d’une personne touchée par le cancer).

 

  • Littérature: le « risque » de cette alternative est de ne plus distinguer les récits de vie des fictions. Une solution pour y remédier, et pratiquée par plusieurs bibliothécaires, est de coller un petit rond d’une couleur spécifique sur la tranche des documents concernés.

 

  • Cotes de la CDU, selon la thématique principale du document: la question est ici aussi de distinguer le récit de vie des autres documents. La solution pratiquée par l’une des bibliothèques est de placer les témoignages et récits de vie en fin de cote, avec les quatre première lettre de l’auteur.

 

Il est évident que, pour un maximum de lisibilité pour le lecteur, il est essentiel de conserver une logique dans sa manière de classer les documents et d’éviter de mélanger plusieurs systématiques.

De plus, il va de soi qu’une bonne utilisation de l’indexation et des mots-matières devraient permettre à tout un chacun de se retrouver dans votre bibliothèque grâce à l’utilisation d’un catalogue informatique efficace et cohérent.

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